"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire !" Albert Einstein

Facebook: le réseau social peut-il tout se permettre?


Vous avez sans doute entendu parler de cette révélation: Facebook jouerait de temps en temps avec les informations de ses utilisateurs pour étudier leurs comportements. Ce serait légal... mais est-ce normal?

Nous avons appris que pour mener à bien une étude sur la façon dont se transmettent les émotions sur Facebook, le réseau social a autorisé des scientifiques à procéder à une expérimentation massive.

Les faits remontent à janvier 2012, mais sont apparus au grand jour récemment, lors de la publication des résultats de l’étude dans une revue scientifique américaine. Ainsi, on a découvert que pendant une semaine, 689 001 utilisateurs de Facebook - cobayes malgré eux – ont lu sur leurs fils d'actu des informations manipulées par des chercheurs de deux universités américaines.

Humeur contagieuse 

Pour évaluer l’impact émotionnel des informations transitant sur nos timelines, les chercheurs ont utilisé un algorithme permettant de repérer le caractère "positif" ou "négatif" d’une publication. Ils ont alors pu jouer à afficher plus ou moins de ces contenus et étudier l’effet sur les publications des utilisateurs.

Leur idée était de vérifier si le nombre de messages positifs ou négatifs lus par un membre Facebook influençait la teneur de ce qu'il postait sur le réseau. Autrement dit, est-ce que le fait de recevoir des messages à tendance négative nous faisait broyer du noir… au point de nous inciter à publier nous-même davantage de messages négatifs. Et bien, la réponse est visiblement "oui":  la mauvaise humeur est contagieuse. Comme une maladie elle se transmet de publications en publications. Voilà qui serait désormais prouvé.

Des études comme celle-ci, il y en aurait eu des centaines depuis 2007...

Manipulations autorisées... 

Cette affaire nous permet de rappeler que, dans ses statuts, Facebook spécifie bien que les données publiées par les internautes peuvent être utilisées à des fins de recherche. Reste à savoir si le fait de manipuler ce qui s’affiche sur nos fils d’actualité (en décidant d’afficher ou non sur la timeline certaines infos) est respectueux de notre vie privée.

Au regard de la loi anglaise, on le saura prochainement. En effet, l’équivalent de la Cnil, en Grande-Bretagne, a ouvert une enquête à ce sujet. En France, notre protectrice des données personnelles nous a indiqué qu’elle allait suivre l’affaire avec ses homologues européens, mais précise que l'étude a été menée sur des comptes en anglais uniquement, donc ne concernait pas directement les français. Ce qui reste à vérifier. Tout le problème est qu'on saura jamais si l'on faisait ou non partie de l'expérience...

bfmtv.com

Facebook teste un bouton "Acheter"

Le géant américain des réseaux sociaux teste l'ajout d'un bouton "Acheter" dans certaines publicités. Le consommateur n'a plus besoin de sortir de la plateforme pour effectuer un achat. Deux clics peuvent même suffire.


Vous devriez bientôt pourvoir réaliser un achat directement depuis Facebook. Le géant des réseaux sociaux est en train de tester un format publicitaire intégrant un bouton "Acheter" sur mobile et PC. Le bouton est aussi accessible depuis les posts des Pages, utilisées notamment par les entreprises.

L’expérimentation se limite pour l’instant à quelques PME aux Etats-Unis. Facebook ne prend aucune commission, mais rien ne garantit que ce sera le cas plus tard comme le précise le magazine américain TechCrunch. Les marques pourraient aussi être incitées à acheter plus de publicités pour améliorer leur taux de conversion.

Facebook dans les pas de Twitter 

L’objectif de Facebook est clair: éviter que ses membres ne quittent sa plateforme lors de leurs achats. Les marques pourront en plus profiter des achats impulsifs des internautes. Le processus d’achat est grandement simplifié. En deux clics de bouton, le produit est dans la poche du client si ses informations de carte bancaire ont été stockées sur la plateforme. L’utilisateur choisit lui-même de les conserver ou pas.

Depuis plusieurs mois, Facebook testait déjà la fonctionnalité "Auto-fill" pour stocker les informations de carte de crédit de ses membres sur leur profil et pré-remplir les formulaires sur les sites d’ecommerce.

Après Twitter qui a lancé récemment un bouton "Acheter", c’est donc au tour de Facebook. Des tentatives de Fcommerce ont déjà eu lieu par le passé. En 2011, La Redoute avait notamment créé une boutique temporaire en ligne, mais n’avait pas jugé utile de pérenniser l’expérience.

Marie Jung 

Facebook lance Mentions, une appli réservée aux VIP

Mentions: la nouvelle appli Facebook que vous n’aurez (probablement) pas. Car le programme que vient de dévoiler le réseau social n’est accessible qu’aux individus ayant un profil "vérifié" (sybolisé par un petit "tick" bleu près de leur nom). En résumé aux personnes publiques, musiciens, sportifs, acteurs, humoristes et autres VIP de tous poils.

Ce programme, développé par l’équipe de Creative Labs (déjà responsable de Paper et de Slingshot) "facilite la discussion entre un personnage public et ses fans" selon Facebook. Il leur permet notamment de jeter un œil à ce que ses fans disent de lui et commenter, de poster des mises à jour de profil, partager des photos, voire d’organiser une séance de questions / réponses avec les internautes. Facebook voudrait aussi apparemment en faire "le dernier salon où l’on cause" puisque notre VIP utilisant Mentions aura aussi accès aux réactions et mentions d’autres VIP ou de la presse. Un excellent moyen, en somme, de garder une image parfaite sur les réseaux sociaux. Mentions n’est pour l’instant disponible qu’aux Etats-Unis, à un petit groupe de happy few.