"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire !" Albert Einstein

Ello, le réseau social anti-Facebook qui fait le buzz


Lancé en mars, le réseau social prône l'absence de publicités. Si Ello est complètement ouvert, son adhésion se fait toutefois sur invitation.

Facebook a du souci à se faire. Lancé au mois de mars dernier, le réseau social Ello entend tuer le géant américain créé par Mark Zuckerberg. "Votre réseau social est détenu par les publicitaires", assure dans son manifeste le petit nouveau imaginé par sept artistes et programmateurs. "Chaque post partagé, chaque nouvel ami, tous les liens sur lesquels vous cliquez sont tracés, enregistrés et convertis en données", ajoute Ello. "Les publicitaires achètent vos données afin de vous montrer plus de réclames. Vous êtes le produit acheté et vendu. Nous pensons qu'il existe une meilleure voie."

Pour s'imposer, Ello se présente donc comme l'anti-Facebook. Si le nouveau réseau social souhaite être "un endroit pour rester connecté, pour créer et pour célébrer la vie", et non pas un "outil qui trompe, contraint et manipule", il propose bien évidemment une boîte de messagerie, un partage de contenus, la possibilité de laisser des commentaires... Ce sont donc sur les conditions d'utilisation - celles de Facebook sont régulièrement pointées du doigt - et les publicités qu'Ello souhaite faire la différence.

Fondé dans un but privé, Ello a connu un tel succès que ses créateurs l'ont modifié pour le rendre ouvert à tous. L'adhésion au nouveau réseau social se fait néanmoins sur invitation. Pour s'inscrire, il faut ainsi soit connaître une personne déjà membre d'Ello, soit demander une invitation sur la page d'accueil.

La viabilité d'Ello remise en question

Si Ello collecte des données - notamment la localisation de ses utilisateurs, leur langue ainsi que les liens partagés et le temps passé sur le réseau social -, il assure que ce n'est que pour améliorer ses services, pour le moment toujours en version bêta. Le site assure ainsi qu'il "peut voir comment les utilisateurs se servent d'Ello en général, sans savoir ce qu'ils font en particulier".

Tandis qu'Ello suscite déjà l'intérêt des internautes - 31 000 personnes par heure tentaient notamment d'y adhérer jeudi dernier -, nombreux sont ceux s'interrogeant sur sa viabilité à terme. En l'absence de publicité et de la marchandisation des inscrits, Ello, qui est pour le moment financé par des dons, pourrait avoir des difficultés à être viable financièrement.