"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire !" Albert Einstein

Le dark web piraté : 20% du réseau rendu inaccessible


Après avoir trouvé du contenu pédopornographique sur plusieurs sites d'un des principaux hébergeurs du dark web, un hacker l'a piraté. Ce faisant, il est parvenu a rendre inaccessible près d'un cinquième du réseau, soit plus de 10 000 sites.

Un pirate informatique se réclamant du groupe Anonymous a hacké l’un des principaux hébergeurs du dark web, Freedom Hosting II. Il a rendu tous ses sites inaccessibles, soit près de 20% de l'ensemble du réseau.

Le dark web définit des sites hébergés sur un réseau anonyme (dont les adresses se terminent par .onion) qui ne sont pas indexés dans les moteurs de recherche et ne peuvent être consultés que via le navigateur Tor, garantissant ainsi l’anonymat de ses utilisateurs.

Quand ils ont voulu accéder à ces sites le 3 février, les internautes ont vu le message suivant s'afficher : «Bonjour Freedom Hosting II, vous avez été piratés. Nous sommes déçus… Voici un extrait de votre page d’accueil : "nous avons une politique de tolérance zéro à l’égard de la pornographie infantile", pourtant ce que nous avons trouvé sur vos serveurs, c’est plus de 50% de pornographie infantile».

Interrogé par le magazine Newsweek, le pirate a expliqué que son action a été motivée par le fait d'être tombé sur plusieurs sites pédopornographiques alors qu'il naviguait sur le réseau. Selon lui, l’hébergeur ne pouvait pas ignorer la nature des contenus stockés sur ses serveurs, parce qu'ils dépassaient le quota d'hébergement «gratuit». Freedom Hosting II était donc payé par ces sites pour l'utilisation de ses services et «savait qu’il les hébergeait», a t-il confié au site Motherboard.

Après avoir tenté de vendre les donnés – excepté les images pédopornographiques – pour 0,1 bitcoin (environ 100 dollars), le hacker a finalement choisi de les diffuser.

La version originale de Freedom Hosting avait été fermée en 2013 par le FBI. A l’époque, le service hébergeait environ la moitié du dark web dans son ensemble.