"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui regardent et laissent faire !" Albert Einstein

Même si les utilisateurs ont désactivé l'option, Google trace toujours les mobiles à l'insu des utilisateurs


Selon une enquête du site Quartz publiée mardi, les smartphones Android sont un peu trop bavards en ce qui concerne les déplacements de leurs utilisateurs. Le média spécialisé a constaté que même lorsque la fonctionnalité de géolocalisation est désactivée sur ces appareils, le système d'exploitation a la fâcheuse manie de collecter des données sur la position des mobiles. Android les envoie ensuite à Google, à l'insu de l'utilisateur, lorsqu'une connexion internet est à disposition.

Utiliser un terminal sans carte SIM ou le réinitialiser aux paramètres d'usine, comme l'a expérimenté le site web américain, n'a par ailleurs aucune incidence sur le processus. Pire, les utilisateurs n'ont aucun moyen de le stopper.

Cette collecte d'informations sur les antennes de téléphonie mobile situées à proximité du smartphone de l'utilisateur a débuté il y a environ 11 mois, a confirmé un porte-parole de l'entreprise. Elle aurait commencé avec la mise à jour de Firebase Cloud Messaging, service de messagerie et de notification propriété de Google installé par défaut sur les appareils. La récolte de données devait permettre d'«améliorer la performance et la vitesse de distribution de messages», ce qui laisse Quartz dubitatif. Le porte-parole précise que ces données sensibles n'ont jamais été exploitées ou stockées par le géant américain.

«Bien que les données envoyées à Google sont chiffrées, elles peuvent potentiellement être interceptées par une personne tierce si le téléphone a été compromis par un logiciel espion ou d'autres méthodes de piratage», explique le site spécialisé. Par triangulation, elles peuvent permettre de connaître la position approximative d'une personne dans un rayon de 400 mètres. Cette précision augmente dans une zone urbanisée avec une plus grande densité d'antennes-relais.

Google a promis de cesser cette collecte non autorisée à la fin du mois de novembre. Le géant du web est la dernière société en date à avoir été épinglée pour des problèmes de confidentialité. Le fabricant de smartphones Wiko en a d'ailleurs aussi fait les frais cette semaine.